Mercredi 7 Janvier 2009
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Filiale de Veolia Environnement, la Sade, créée en 1918, est une entreprise privée spécialisée dans la pose de conduites d'eau et l'assainissement. Une mission délicate et passionnante dont les résultats sont rarement appréciés car peu visibles. Rémi D'Amato, 26 ans, aide-conducteur de travaux à la Sade à Marseille évoque l'exigence mais également les joies de son métier.
DirectEmploi : Quel a été votre parcours avant d'accéder à ce poste ?
Rémi D'Amato : « Après mon Bac STI (sciences et techniques industrielles) Génie Civil, j'ai fait un BTS Travaux Publics à l'issue duquel j'ai aussitôt cherché du travail. J'ai envoyé diverses candidatures et la Sade a été la première entreprise à me contacter. C'est comme cela que j'ai commencé ; d'abord sur le terrain comme manœuvre, ensuite j'ai très vite gravi les échelons. En un an, j'ai été promu terrassier, puis poseur de canalisation et enfin chef d'équipe. Ça ne fait que deux ans que j'occupe la fonction d'aide-conducteur de travaux. Le fait d'être passé par ses différents postes sur le terrain me sert beaucoup. L'encadrement de chantier donne un point de vue extérieur très différent de celui que l'on a de l'intérieur. Ces expériences précédentes me permettent aujourd'hui de rester en phase avec les réalités du terrain. »
DirectEmploi : Quelles sont pour vous les qualités requises d'un bon conducteur de travaux ?
Rémi D'Amato : « En trois mots : Adaptation – Organisation – Rigueur. La conduite de travaux est la pierre angulaire du chantier. Je suis ainsi confronté à des problématiques diverses et à des interlocuteurs variés. Je traite avec le client pour déterminer au mieux ses besoins. J'interviens auprès de l'équipe sur le chantier, en sollicitant mes connaissances techniques pour résoudre tout problème qui survient. Je gère l'achat de matériel avec les fournisseurs ; ce qui demande un minimum de compétences commerciales. Et, pour l'organisation, je dois planifier la durée de l'ouvrage et régler les détails administratifs avec la mairie par exemple. Bien sûr, dans tout cela, le relationnel intervient beaucoup ; c'est le « liant » indispensable dans les rapports que l'on a avec le chef de chantier, le client, les fournisseurs, la population, etc. Enfin, en toutes circonstances, il faut garder son sang-froid pour réagir efficacement. »
DirectEmploi : Quels conseils donneriez-vous aux jeunes diplômés qui débutent dans les TP ?
Rémi D'Amato : « Il ne faut pas juste se contenter de ce qui a été appris à l'école. Dans notre métier, le savoir théorique est une base mais il ne suffit pas. Il faut le confronter à l'expérience. On découvre alors un métier passionnant et prenant, sans temps mort. Il faut avoir envie de donner de soi, du temps et de l'énergie. Ensuite, il faut pouvoir s'adapter : ce métier ne pardonne pas à ceux qui ne savent pas s'adapter. Au bout du compte, c'est toujours gratifiant de voir le résultat de son travail, même si en l'occurrence, en ce qui me concerne, les ouvrages sont moins visibles. »
Pour en savoir plus : www.sade-cgth.fr
Voir également : Entretien avec HUMAN BUILDING - Entretien avec EUROVIA.