Samedi 22 Novembre 2008

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Cure de jouvence pour les banques et l'assurance

estacaUn statut pour le moins atypique pour cette association qui, en plus des services qu'elle propose à ses diplômés, gère l'Ecole et son administration. Jean-Jacques Marchand, Président du Comité de Direction de L'ESTACA et de l'Association des Anciens, nous explique ce fonctionnement original...


Des chiffres records

On pourrait penser que le secteur a souffert de la chute des indices boursiers au cours des deux dernières années, mais ces soubresauts ont été compensés dans le domaine de la finance par des besoins plus importants en terme d'informations et de contrôle et, de manière générale, la banque de détail ne souffre pas vraiment de la crise des marchés financiers. Les Français continuent d'épargner et d'emprunter.

Aussi, dans la plupart des groupes, les recrutements annoncés se chiffrent par milliers : avec près de 3000 recrutements l'an passé et un volume similaire pour l'année à venir, BNP Paribas arrive en tête de peloton avec la Banque Populaire. 2000 postes sont également à pourvoir à la Caisse d'Épargne dont 80% destinés aux jeunes diplômés. Enfin, la Société Générale recherche 1300 nouveaux collaborateurs. Dans tous les cas, on affiche une forte prédilection pour les titulaires d'un BTS ou d'un DUT.

Moins favorisé que la banque et frappé par de nombreux sinistres, le secteur de l'assurance envisage des recrutements moins importants : ceux-ci concernent en priorité les bac + 2 au détriment des cadres. De même, les profils commerciaux sont privilégiés plutôt que les fonctions supports, le service après-vente et le back-office qui ont tendance à stagner. Cela dit, on constate une légère reprise depuis la fin de l'été et le recrutement devrait connaître une embellie au cours de l'année à venir.

Le hit-parade des métiers

Si beaucoup de caissiers ont cédé leur place aux machines automatiques, les postes qui génèrent le plus grand nombre de recrutements sont les métiers commerciaux du "front office" comme les chargés d'accueil et de services à la clientèle, les chargés de clientèle de particuliers, de professionnels ou d'entreprises. Mais l'on recrute aussi pour les métiers du "back office" tels que le traitement administratif des opérations bancaires, les métiers financiers comme conseillers en patrimoine ou analystes des risques, et enfin pour les métiers de l'informatique comme développeurs ou responsables de projet.

A la Caisse d'Epargne où l'on recherche en majorité des profils commerciaux, les nouvelles recrues exerceront les fonctions de conseillers commerciaux, gestionnaires de clientèle sur le marché des particuliers ou les marchés spécialisés ou encore chargés d'affaires en gestion de patrimoine. La variété de postes est également de mise à la Société Générale et à la Banque Populaire où l'on recrute des téléconseillers, des chargés d'accueil amenés à devenir conseillers de clientèle, des responsables de clientèle professionnels et entreprises, des gestionnaire de patrimoine et des informaticiens. Enfin, chez BNP-Paribas qui prévoit de recruter 50% de jeunes diplômés, les besoins principaux concernent principalement la banque de détail, et l'on recherche des conseillers en gestion de patrimoine, des chargés d'affaires entreprise et des informaticiens.

Ainsi tous les postes de cadres sont également concernés par cette vague de recrutement, surtout dans le secteur bancaire. Comme ceux-ci ont l'embarras du choix, le critère de la rémunération est déterminant à tel point que, même en temps de crise, on pratique de plus en plus la surenchère, et qui songerait à s'en plaindre ?