Samedi 22 Novembre 2008

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Résultats de l'enquête 2005 sur l'insertion des jeunes diplômés"

jeunes diplomes enquetesSYNTHESE Alain LE PLUART
Ecole Nationale de la Statistique et de l ’Analyse de l’Information





Préambule

En janvier 2005, et pour la treizième année consécutive, la Conférence des Grandes Ecoles (CGE) a procédé au lancement de l’enquête annuelle sur l’insertion des jeunes diplômés. Il faut savoir qu’au moment de l’enquête, un tiers des diplômés de la promotion 2004 destinataires du questionnaire avaient quitté leur école depuis 7 mois, 2 sur 5 depuis 4 mois et 1 sur 4 depuis 2 mois.

Les diplômés de la promotion 2004 : une situation qui s’améliore

Alors que depuis 2001, le taux net d’emploi des jeunes diplômés n’avait cessé de diminuer pour s’établir à 69% à l’enquête 2004, cette année marque un retournement de tendance. En effet, le taux net d’emploi ( ) des diplômés de la promotion 2004, toutes écoles confondues, est de 74,5% : il atteint 79,5% pour les diplômés des écoles de commerce et de management et 72,7% pour les ingénieurs. Cet indicateur amorce donc un redressement somme toute assez significatif.

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… mais qui demeure fragilisée par les perspectives de croissance.

La croissance de + 2,5% mesurée en 2004, aurait pu avoir un effet plus sensible notamment sur la situation de l’emploi des jeunes diplômés. Les perspectives économiques pour 2005 qui viennent d’être revues à la baisse par l’Insee (+ 2% de croissance) et par l’OCDE (+ 1,4%), laissent donc à penser qu’à court terme, cette « embellie » n’aille guère en s’amplifiant. Globalement, au moment de l’enquête, 60% des diplômés déclarent avoir une activité professionnelle, 20% sont à la recherche d’un emploi (contre 25% en 2004) et 16% en poursuite d’études. Une situation en somme bien meilleure que celle observée lors de l’enquête 2004, qui est cependant différente entre les sortants des écoles de commerce et de management et ceux des écoles d’ingénieurs d’une part, entre les hommes et les femmes d’autre part.

Evolution de la situation des diplômés de la dernière promotion sortie
Comparaison des enquêtes 2002 à 2005

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(1) Les diplômés poursuivant une thèse CIFRE sont comptabilisés dans les effectifs en emploi.

Les diplômés des écoles de commerce et de management s’en sortent mieux
Avec un taux net d’emploi proche de 80%, les diplômés des écoles de commerce et de management ont apparemment mieux négocié leur entrée sur le marché de l’emploi que leurs collègues ingénieurs. En effet, près de 70% d’entre eux ont une activité professionnelle, moins d’un diplômé sur 6 déclare être en situation de recherche d’emploi et 7,6% poursuivent leurs études. Chez les ingénieurs, où le taux net d’emploi atteint 72,7%, il faut noter que la proportion de diplômés en recherche d’emploi, bien qu’inférieure à celle observée lors de l’enquête précédente pour les ingénieurs de la promotion 2003, est

Situation des diplômés de la promotion 2004 selon le type d'écoles

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(1) Les diplômés poursuivant une thèse CIFRE sont comptabilisés dans les effectifs en emploi.

encore relativement élevée avec 21,2%. La hausse du nombre d’ingénieurs s’orientant vers une poursuite d’études observée lors de la dernière enquête et consécutive aux difficultés rencontrées sur le marché de l’emploi, s’est infléchie. Ils sont aujourd’hui 19% à poursuivre leurs études contre 20,4% à l’enquête 2004 et 18% à l’enquête 2003. En ce qui concerne la situation par sexe, on remarque une nouvelle fois que les femmes sont plus touchées que les hommes par le chômage. En effet, si la proportion de femmes en recherche d’emploi au moment de l’enquête est significativement plus élevée que celle des hommes (22,7% contre 18,7%), elle est, quel que soit le type d’écoles, bien supérieure à 20% et atteint même 23,9% chez les femmes ingénieurs. Certes, ces taux sont moindres que ceux enregistrés l’an passé mais il n’en reste pas moins vrai qu’ils demeurent encore élevés.

Conséquence de cette situation, toutes écoles confondues, le taux net d’emploi des femmes est inférieur de près de 6 points à celui des hommes chez les ingénieurs et même de 7 points chez les sortants des écoles de commerce et de management.

Les diplômés en poursuite d’études

Contournant les difficultés du marché de l’emploi, un certain nombre de diplômés des grandes écoles s’étaient, entre 2001 et 2004, progressivement orientés vers la poursuite d’études. La proportion de jeunes diplômés poursuivant leurs études était en effet passée de 13% à l’enquête 2001 à plus de 17% à l’enquête 2004 (hors thésards CIFRE). Cette année, leur part a retrouvé un niveau encore un peu élevé mais cependant plus « standard ».

Au moment de l’enquête 2004, les diplômés de la promotion 2003 étaient 4,5% à déclarer poursuivre leurs études en alternative aux difficultés rencontrées sur le marché de l’emploi. Cette année, seuls 3,5% des diplômés de la promotion 2004 en poursuites d’études avancent cet argument. Mais, paradoxalement, ils sont 21% à être simultanément en poursuite d’études et en recherche d’emploi, proportion proche de celle enregistrée l’an passé avec les diplômés de la promotion 2003 (22%).

Les Mastères spécialisés habilités par la CGE représentent cette année l’orientation la plus fréquente chez les ingénieurs avec 25,2%, devant les thèses académiques (22%), à égalité avec les formations dîtes « autres », puis les Masters professionnels (13%) et les Masters recherche (9%). En ce qui concerne les diplômés des écoles de commerce et de management, et comme en 2004, ce sont les formations « autres » qui attirent le plus avec 35%, loin devant les Masters professionnels (24%), les Mastères spécialisés (20%) et les Masters recherche (14%). Globalement, chez les diplômés ayant fait le choix d’une poursuite d’études, c’est l’acquisition d’une double compétence et l’approfondissement des connaissances dans leur domaine de spécialisation qui sont désormais privilégiés. En recueillant chacune 42%, ces deux orientations sont les principales raisons invoquées devant la réorientation professionnelle qui concerne un peu moins de 7% des diplômés qui poursuivent leurs études.

Des diplômés en emploi … un peu plus rapidement …

Ils sont 72% à avoir trouvé un emploi moins de 2 mois après la sortie de l’école et même 74,5% pour les sortants des écoles commerce et de management. Notons que plus de 50% des diplômés issus des écoles de commerce et de management et ayant un emploi, ont signé un contrat de travail avant la fin de leur scolarité contre 45% chez les ingénieurs. La durée moyenne de recherche d’emploi s’établit ainsi à 1,3 mois contre 1,5 mois en 2004. Rappelons cependant que cette durée moyenne était inférieure à 1 mois pour les diplômés sortis en 2000 et 2001.

Comme les années précédentes, le secteur privé reste, et de loin, le principal employeur des jeunes diplômés avec 91,3% des emplois offerts, devant les entreprises publiques (3%) et l’administration (d’Etat, territoriale ou hospitalière) qui comptabilise également 3% des emplois des jeunes diplômés. Ceux issus des écoles de commerce et de management, et quel que soit le sexe, privilégient peut être encore un peu plus les entreprises du secteur privé (95% contre 89% chez les ingénieurs).

… mais la structure de la nature des contrats et celle du statut des emplois n’évoluent guère.

Par rapport à l’an dernier, on constate une légère progression de la part des CDI (77% contre 75% en 2004) et corrélativement une baisse de même amplitude de la proportion d’emplois précaires (CDD et intérim) avec 19% contre 21%. Cependant, cette augmentation globale des contrats à durée indéterminée est à mettre à l’actif des seuls sortants des écoles de commerce et de management (78,5% en CDI) puisque la structure de la nature des contrats de travail des ingénieurs n’a que très peu évolué par rapport à celle obtenue en 2004 : 75% en CDI contre 74% en 2004, 20% en CDD contre 21%, 3% en intérim et 2% autre.

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De la même façon, on n’observe pas de changement en ce qui concerne le statut d’emploi : 86% des diplômés en emploi ont un statut « cadre » et, quel que soit le type d’écoles, les chiffres sont en tous points comparables à ceux enregistrés à l’enquête 2004 pour les diplômés de la promotion 2003.

Les pays étrangers de plus en plus attractifs

Près de 13% des diplômés en emploi déclarent exercer une activité à l’étranger, c’est presque 1 point de plus qu’en 2004 et 2 points de plus qu’au cours des années antérieures. Rappelons aussi que l’an dernier, c’était la forte augmentation des diplômés de sexe masculin issus des écoles de commerce et de management en emploi à l’étranger qui expliquait cette progression. Or, cette année, si le phénomène subsiste, il s’étend maintenant aux femmes diplômées de ces mêmes écoles (14,2% des diplômées en emploi ont une activité à l’étranger contre 11% en 2004) et, dans une moindre mesure, aux ingénieurs qui sont aujourd’hui 10% (hommes ou femmes) contre 8% en 2004 à travailler dans un pays étranger.

Même, si ces proportions restent encore « maîtrisées », elles ne doivent pas faire oublier que leurs progressions respectives s’expliquent aussi par le manque de dynamisme que l’on observe en France sur le marché de l’emploi. Le Royaume Uni reste la destination privilégiée des jeunes diplômés issus des écoles membres de la Conférence des Grandes Ecoles et on peut ainsi estimer à plus de 1000, les diplômés de la promotion 2004 qui ont franchi la Manche pour y trouver un emploi.

Stages de fin d’études, candidatures spontanées et Internet

Plus de 2 recrutements sur 3 ont été réalisés par le biais des stages (ou projets) de fin d’études (34%), suite à l’envoi de candidatures spontanées (18%) ou par l’intermédiaire des sites Internet spécialisés (15%). Ce dernier moyen de recherche ayant d’ailleurs progressé de plus de 2 points par rapport à l’enquête 2004. Cependant, dans l’enquête, les candidatures spontanées via les sites spécialisés ne pouvant être différenciées des candidatures spontanées « traditionnelles », il est très vraisemblable que le réseau Internet soit assez massivement utilisé par les jeunes diplômés et que la proportion réelle de diplômés ayant recours à ce réseau soit très supérieure à 15%.

Par ailleurs, l’adéquation « projet professionnel ? fonction proposée » reste de très loin le critère principal ayant motivé le choix des diplômés à accepter leur emploi puisqu’il est cité par 62% d’entre eux, loin devant le plan d’évolution de carrière (11%), la notoriété de l’entreprise (7%) et la situation géographique (6%). Paradoxalement, le montant du salaire n’intervient quasiment plus dans les processus de décision aboutissant au choix de l’emploi puisque seulement 2,5% des jeunes diplômés considèrent ce critère comme prioritaire contre près de 4% en 2004.

Des salaires d’embauche en légère hausse

Toutes écoles et tous diplômés en emploi confondus, le montant du salaire moyen des diplômés de la promotion 2004 s’élève à 30 300 € représentant une hausse de + 3,1% par rapport à celui enregistré à l’enquête 2004 pour les diplômés de la promotion 2003 (29 400 €).

Ce sont les diplômés des écoles de commerce et de management qui bénéficient le plus de ces augmentations, puisque leur salaire brut moyen annuel est supérieur de + 6,7% à celui que touchaient leurs collègues de la promotion précédente. Rappelons que le salaire moyen est calculé sur la base des rémunérations déclarées par les diplômés en emploi en France. Il ne prend donc pas en compte le niveau généralement plus élevé des salaires perçus à l’étranger (+ 20%).

Par ailleurs, depuis 2001, on constatait de façon régulière une réduction de l’écart entre les montants moyens des salaires des diplômés des écoles de commerce et de management et ceux des ingénieurs. Et pourtant, les résultats de cette enquête montrent que la tendance s’inverse à nouveau puisque l’écart atteint aujourd’hui plus de 7%.

De la même façon, alors que les différences entre les salaires moyens des hommes et ceux des femmes avaient progressivement diminué entre les promotions 1999 et 2003 et ce, quel que soit le type d’écoles, force est de constater que pour les diplômés de la promotion 2004, le différentiel global est à nouveau à la hausse (+ 8,7%). Il est essentiellement dû aux inégalités de salaires observées chez les ingénieurs (+ 10,4% entre les hommes et les femmes) puisque chez les diplômés des écoles de commerce et de management, l’écart constaté pour les promotions 2002 et 2003 (environ + 5% au profit des hommes) est resté relativement stable à + 5,2%.

Que sont devenus les diplômés de la promotion 2003 ?

En 2003, le produit intérieur brut de la France n’avait augmenté que de 0,5% en volume représentant la progression la plus faible depuis 1993. Cette année là avait donc été particulièrement défavorable pour l’emploi des jeunes diplômés. La majorité des indicateurs construits à partir de l’exploitation de l’enquête 2004 étaient dans le rouge. Un an après, leur situation s’est pour ainsi dire « normalisée » et vient ainsi confirmer l’hypothèse selon laquelle, pour ces diplômés, l’allongement progressif du délai moyen de recherche d’emploi observé depuis 2002, ne remet pas en cause l’emploi lui-même (cf. page 9 du rapport 2004). Ils sont aujourd’hui 79% à occuper un emploi, 10% déclarent poursuivent leurs études et 8% sont au chômage. Ces derniers déclarent rechercher un emploi en moyenne depuis 3 mois et demi ce qui laisse à penser qu’ils ont, dans leur grande majorité, déjà occupé au moins un premier emploi depuis leur sortie de l’école.

A la lecture du tableau ci-dessous, il semblerait même que la situation des diplômés de la promotion 2003, 18 mois après leur sortie de l’école, soit très sensiblement meilleure que celle des diplômés de la promotion 2002 interrogés à l’enquête 2004. Mais, une nouvelle fois, ce sont les sortants des écoles de commerce et de management qui « tirent » vers le haut la proportion des diplômés en emploi. Cependant, il convient de relativiser l’apparente moins bonne situation des ingénieurs sur le marché de l’emploi quand on sait qu’ils sont encore près de 13% à poursuivre leurs études (contre seulement 3% des diplômés des écoles de commerce et de management) et parmi eux 2 sur 5 préparent une thèse académique.

Comme chaque année, les diplômés en emploi sont, pour 80% d’entre eux, toujours sur leur premier emploi et 20% occupent leur deuxième voire leur troisième emploi et ce, depuis environ 6 mois. Les principales raisons du départ de leur entreprise précédente sont par ordre croissant d’importance :

  • Une fin de CDD ou de mission (48% contre 45% à l’enquête 2004),
  • Une démission avec une autre proposition (30% contre 27% à l’enquête 2004),
  • Une démission sans autre proposition (8% contre 9% à l’enquête 2004),
  • Un licenciement ou une fermeture d’entreprise (5% contre 9% à l’enquête 2004).

Il faut noter que 60% d’entre eux ont quitté leur entreprise pour accroître leurs compétences (30%) ou tendre vers une meilleure adéquation « formation ? emploi » (30%).

En ce qui concerne la nature des contrats de travail pour les diplômés exerçant une activité salariale, on constate, par rapport à la promotion précédente (2002), une nouvelle progression, certes minime, de la proportion de CDD aussi bien pour les ingénieurs que pour leurs collègues issus des écoles de commerce et de management. Près de 85% des diplômés occupent un emploi sur CDI et 13% sont sur des contrats à durée déterminée. Les missions d’intérim restent stables et représentent 1,3% des emplois occupés par les diplômés de la promotion 2003 au moment de l’enquête

Avec plus de 17% des recrutements d’ingénieurs, l’industrie automobile, aéronautique, navale et ferroviaire reste, pour ces derniers, le secteur d’activité le plus attractif loin devant les sociétés prestataires en technologies de l’information (11,7%). On remarque le net recul du secteur du BTP et de la construction qui occupait le 3ème rang des secteurs d’activité pour les diplômés de la promotion 2002 interrogés en 2004 et qui se trouve aujourd’hui en 6ème position avec seulement 5,7% des emplois offerts aux diplômés de la promotion 2003.

En ce qui concerne les diplômés des écoles de commerce et de management, il faut noter que les organismes financiers et les assurances, malgré un déficit d’un point et demi en effectifs observé entre les enquêtes 2004 et 2005, sont désormais devant les sociétés d’études, d’audit et de conseil dont la part a diminué de près de 5 points sur un an. La progression des emplois dans le secteur du commerce et de la distribution déjà observée en 2004, n’est pas sans rapport avec l’affaiblissement, pour ces mêmes diplômés, de la fonction marketing au profit de la fonction commerciale.

Une augmentation des salaires plus attractive …

Le salaire brut moyen annuel des diplômés de la promotion 2003 s’élève actuellement à 31 350 € alors qu’ils avaient perçu en moyenne 29 400 € sur leur premier emploi. Cette progression de l’ordre de 7,0%, est plus en rapport avec celles enregistrées pour les promotions antérieures à l’exception de celle sortie en 2002 qui avait enregistré une augmentation moyenne de l’ordre de + 3,3%. Rappelons qu’entre les enquêtes 2001 et 2002, cette évolution avait été de + 8% pour les diplômés de la promotion 2000. Ce sont encore les diplômés des écoles de commerce et de management qui tirent cette hausse moyenne vers le haut puisque leur salaire a augmenté de + 9% soit une progression 1,5 fois supérieure à celle qu’ont connu les ingénieurs. Il convient aussi de souligner que, quel que soit le type d’écoles, on observe des augmentations moyennes très égalitaires entre les hommes et les femmes de l’ordre de 9% chez les diplômés des écoles de commerce et de management et de 6% chez les ingénieurs.

Enfin, près d’un diplômé sur deux resté dans la même entreprise à occuper des fonctions identiques a vu son salaire annuel augmenter de moins de 1 000 €, alors qu’une proportion comparable de diplômés ont connu des progressions de salaire supérieures à 3 000 € dès lors qu’ils ont vu leurs fonctions évoluer ou qu’ils ont changé d’entreprise. Ramené au salaire brut moyen annuel du premier emploi calculé à 29 400 € en 2003, un tiers des diplômés a donc bénéficié d’environ 500 € d’augmentation moyenne annuelle, un autre tiers de 2000 € et le troisième tiers d’environ 4000 €.

Conclusion

Avec une croissance relativement soutenue qui a notamment permis d’inverser la tendance d’évolution du taux net d’emploi qui n’avait cessé de diminuer depuis 2001, l’année 2004 n’a pas pour autant apaisé toutes les craintes de nos jeunes diplômés. Même si ces premiers résultats semblent plutôt encourageants en matière d’emploi mais aussi de rémunérations, il n’en reste pas moins vrai que la situation économique actuelle n’incite pas à un optimisme accru. Ceci étant, les diplômés de la promotion 2003, qui avaient été particulièrement affectés lors de leur entrée dans la vie active par la mauvaise tenue de la conjoncture économique, sont aujourd’hui dans une situation relativement comparable à celles des promotions précédentes 18 mois après la fin de leurs études, ce qui montre que l’emploi est malgré tout au rendez-vous … même s’il se trouve différé.

Source :
Conférence des Grandes écoles
http://www.cge.asso.fr/cadre_publications.html